Whisky 406
Whisky 406
Et pourquoi pas ?
Les belles caquettent-elles encore ?
Ca pue, ça schlingue et ça se déglingue
Ca se relance comme une marée putride
Ca hurle à la mer
Ca coule et déroule
Des sanglots longs comme des appels
Peinturlurés comme à la guerre
Déguisés en dégueulis usés
En vomissures dégingandées.
Ca roule et découle de source
A s'avaler des litres d'eau douce
Des alcools de fruits rances
La gorge sèche de turbulences
A deux doigts des bars à boire
A deux souffles en amont du vide
Pour de vieilles femmes
Des moitiés d'hommes
Des trois quarts fous
Des pourcentages alignés au carreau
Des appels d'air vertigineux.
Mon whisky, mon amour
Mes vomissures le long de ton cou
Mes éclaboussures sur ta bouche
Vois comme je m'égare
Dans ces beaux bars à boire
Le long des berges noires
Pour les hébergés du hasard
Pour les âmes chargées, eu égard à
Mille morts mille vies mille cauchemars.
A m'avaler des litres d'eau,
Doux whisky,
Ta belle caquette comme à la guerre
Toute d'or à travers les verres
En équilibre sur le bord
Des bars à boire en abordage.
06.2000 (tous droits réservés)
Ce poème fait écho au poème "Vodka 407" que vous pouvez découvrir si vous le désirez.
"Whisky 406" a été sélectionné pour figurer sur le CD de poésies mises en musique dans le cadre du Printemps des poètes 2008 par le théâtre Tous Azimuts.

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