A ciel ouvert
A l'ombre des villes enfouies
Sous les voûtes célestes
J'ai posé mes mains dans la terre
Et comme d'autres avant moi
Et comme tant d'autres juste après
J'ai tracé mon nom dans la terre
Le vent soufflait
Du Nord
Et des milliers d'étoiles comme des milliers de secondes
Chassaient la nuit
J'ai défait mes chaussures
Et j'ai marché dans l'herbe humide
Dans l'herbe grasse et luisante
Sous la Lune dont on sait tout
Mais qui reste un mystère
Et sous la grande voûte céleste profondément bleue
Passoire de verre pour rêveurs affamés
J'ai posé mes mains dans l'herbe grasse, luisante et mouillée
Puis sur mon visage mouillé lui aussi
Et j'ai pissé
Debout sous la Lune
Qui regarde la Terre en secouant la tête
J'ai pissé
Bien droit dans l'herbe fraîche
Sous la voûte céleste
La Liberté :
Un urinoir à ciel ouvert.
08.09.2006 (tous droits réservés)

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